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Le témoignage caritatif dans le Doyenné roumain

Une association loi de 1901

Une association Saint-Nicolas avait été créée à Paris au début des années 2000 avec le but à l’époque de coopérer avec le SAMU social de Paris auprès des mineurs roumains. À la demande du métropolite Joseph, après une première réunion en juillet dernier pour faire le point de la situation, une assemblée générale s’est réunie successivement le 17 et le 24 septembre, pour modifier les statuts et constituer un nouveau Conseil. On conserve la continuité historique et l’on développe sur cette base une association à but élargi.

Un outil de coordination

Cette association renaissante, l’Association Sociale et Caritative affiliée au Doyenné Orthodoxe Roumain de France, et placée sous la protection de saint Nicolas et de saint Silouane, a principalement une vocation de coordonner les initiatives sociales et caritatives dans notre diocèse, et d’en susciter d’autres. C’est un outil, pour le département d’Assistance Sociale de la Métropole, et pour les paroisses.

Les méthodes

L’Association est au service des paroisses dans leurs œuvres de bienfaisance pour les soutenir sans les remplacer. Pour cela, elle devrait avoir un correspondant dans les conseils paroissiaux, chargé de faire le lien entre sa paroisse et l’Association pour savoir qui s’occupe de qui, et éviter la répétition inutile des démarches. Il est également nécessaire de constituer une banque de données qui pourra servir à tous. Les membres de l’Association devront rechercher les personnes abandonnés, les mourants, les hospitalisés, dont chacun croit qu’un autre s’occupe alors que personne n’y va ; à l’inverse, un même malade reçoit la visite de plusieurs personnes… Ils auront à accueillir les Roumains nouveaux arrivants et les aider dans les démarches administratives, et dans la connaissance de leurs droits. Il sera utile de rédiger un livret d’accueil.

Répertorier les compétences

Il sera constitué un fichier d’adresses utiles, de personnes ressources, d’associations existantes auxquelles on peut faire appel, pour mutualiser les compétences et profiter de l’expérience les uns des autres. Pour les missions à caractère médical, il est possible de contacter par exemple les Roumains qui travaillent dans les hôpitaux de la Région parisienne et qui sont nombreux. L’Association prévoit d’organiser une permanence gratuite d’aide juridique et de conseils médicaux, administratifs et financiers, dans certaines paroisses.

L’esprit évangélique

Dans les paroisses, il existe des personnes qui aimeraient s’impliquer dans le domaine caritatif : elles trouveront leur place dans le concert de l’entraide. Il serait bon que les prêtres n’aillent pas toujours seuls visiter les malades, et qu’ils impliquent les laïcs dans ce service, en les invitant à les accompagner ou, dans certains cas, en les déléguant. L’Association peut stimuler l’esprit évangélique, en particulier chez les jeunes.

Nous pourrions proposer aux paroisses des projets communs d’entraide ponctuelle, ou la participation à un projet annuel, en rejoignant des actions qui se font déjà, ou en collaborant avec d’autres associations. Ceci correspond à une pédagogie, à la mise en pratique des commandements, qui rend l’Église particulièrement crédible auprès des jeunes. Mais il ne faut pas oublier de laisser la place à l’imprévu, à des besoins ponctuels survenant ici ou là !

Les urgences

Pour Monseigneur Joseph les objectifs premiers concernent le service des prisonniers orthodoxes très nombreux en région parisienne ; celui des Rom roumains et orthodoxes, dont les communautés, nomades ou sédentarisées, sont importantes ; celui des malades, notamment dans les hôpitaux. Pour ces missions urgentes, il faut trouver des prêtres et des laïcs disponibles, généreux et compétents.