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Fêtes juives d’automne : quel est leur sens ?

Tichri, premier mois de l’année juive, a commencé le 16 septembre dernier, ouvrant ainsi l’an 5773 pour nos frères aînés dans la Foi. Il est marqué par les fêtes dites « de Tichri » : Rosh ha-Shanah, tête de l’année ou Nouvel an ; Yom Kippour, jour du Grand Pardon ; Soukkot, fête des Tentes ou des Cabanes et Simhat Torah, Joie de la Torah.

Rosh ha-Shana

Les Juifs se souhaitent une nouvelle année bonne, « douce » et pleine de bénédictions. Mais cette fête est austère, c’est le jour du jugement pour chaque Juif qui se présente devant Dieu, et fait appel à sa miséricorde. Consacrée à la prière et au repentir, elle dure deux jours chômés. Elle est tournée vers Yom Kippour, le pardon.

Au cours des offices retentit le Shoffar, corne de bélier. Une série d’appels bien particuliers et codifiés exprime la plainte, l’espoir de la rémission et la joie confiante en l’avènement de celle-ci. TEQUIA, qui signifie « être fixé », « fiché en terre », est la première sonnerie, longue et sans coupure. Ensuite, CHEVARIM, ou « brisures », comporte trois sons, chacun d’une durée égale au tiers de la TEQUIA. Ces brisures rappellent que l’homme échappe à tout emprisonnement dans une définition : là est sa liberté, par laquelle il se distingue des objets inanimés et des animaux. Enfin, la sonnerie de TEROUA signifie « ébranlement », « mise en mouvement ». Lorsque l’ensemble de ces sonneries a été joué, on conclut par une nouvelle TEQUIA, un son long. Ces sonneries renvoient à la définition de l’homme comme sujet éthique, ou capable de conduite éthique.

Dix jours séparent Rosh Hashanah et Yom Kippour, appelés « les dix jours redoutables » : tout se joue en cette période de ‘Jugement’ où les noms des fidèles seront inscrits soit dans le livre de vie, soit dans le livre de mort. A Rosh ha-Shana, Dieu, Roi et Juge souverain, prononce une sentence, définitivement scellée à Kippour. Ces dix jours permettent donc à l’homme en « sursis » d’accomplir une véritable repentance.

Kippour

En ce jour, on invoque le pardon de Dieu. Dieu ne peut pardonner que les fautes commises envers lui ; mais le fidèle doit d’abord demander pardon au prochain, qu’il a pu offenser au cours de l’année. Dieu ne le déliera pas des fautes commises envers ses frères à Yom Kippour. Celui-ci est le Shabbat des Shabbat, Grand pardon et sceau du jugement. Les fidèles passent vingt-cinq heures dans un jeûne total (ni nourriture, ni boisson) rythmé par des offices à la synagogue. Il s’agit de faire pénitence, de rendre Dieu propice (faire « propitiation »).

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