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Dans la paroisse, s’est installée l’incompréhension avec les frères et avec mon prêtre…

Un malentendu

(…) accueillie dans la paroisse comme dans une vraie famille, cette bonne situation s’est dégradée, suite à divers malentendus; vous avez souffert personnellement de ce qu’on attribuait à votre mari des pensées qui auraient pu être – mais qui n’étaient pas – les vôtres, et on vous a ainsi “globalisés” ou confondus, alors que, dans un couple, se trouvent deux personnes différentes. Non seulement le malentendu a fait son chemin dans la communauté, au point que vous vous sentiez continuellement jugés, mais la relation de confiance avec votre prêtre et père spirituel en a été affectée, au point que vous ne sentez plus la transparence si bonne et nécessaire dans la relation pastorale. Vous parlez de “blocage” dans votre relation.

Le combat spirituel

En fait, la vie dans l’Église, et dans sa version paroissiale qui est la plus accessible pour nous, est presque toujours marquée par un certain combat spirituel que Dieu permet. En effet, nous ne pouvons progresser dans la vie dans le Christ qu’en étant confrontés aux autres membres, ce qui implique des blessures plus ou moins grandes, qui sont toutes liées à l’état encore imparfait de notre vie chrétienne. Le Diable s’en mêlant, des formes plus ou moins graves de division peuvent se manifester jusqu’à arriver à des malentendus, des incompréhensions, des jugements très douloureux. Il se passe le même phénomène dans les monastères, parce que les membres des communautés chrétiennes – et c’est vrai également pour la communauté chrétienne familiale – sont des êtres en voie de sanctification par le dépassement progressif de leurs passions égoïstes et de leurs péchés.

Unité de l’édifice

En nous frottant les uns aux autres, en apprenant à nous dire la vérité dans l’amour et à nous pardonner les uns aux autres, nous sommes comme les pierres qui finissent par s’ajuster pour former un édifice agréable à Dieu. Les baptisés “se sont accordés entre eux, ont maintenu la paix entre eux et se sont écoutés mutuellement: c’est pour cela que dans la construction de la tour leurs joints sont bien agencés” (Hermas, « Le Pasteur », 13, 1). La construction de la communauté est un vrai travail, mais un travail sur soi, par le repentir et l’acquisition de l’amour du Christ, et c’est pourquoi il ne faut pas se décourager ou abandonner! On subit ou on choisit de porter les faiblesses des frères (ils nous jugent, ou amalgament les deux personnes d’un couple, par exemple), et eux apprennent à porter les nôtres! C’est pourquoi le saint carême commence par le dimanche du Pardon, qui donne tout le programme!

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Prière des fidèles pour leurs pasteurs