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Agir est efficace

L’ACAT

L’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture intervient dans tous les pays du monde. Elle a un rôle d’information authentique, ce qui est la première façon de soutenir les victimes de la torture et de sanctions injustes. Depuis quarante ans, le monde a changé. Des dictatures sont tombées. Le rideau de fer s’est effondré. Mais la torture demeure une pratique habituelle dans un pays sur deux… la liste est longue de ces États où faire souffrir est la règle pour conserver le pouvoir, mener une enquête ou faire régner l’ordre en prison. Beaucoup a été accompli. L’ACAT a arraché des milliers de victimes des mains des bourreaux. La peine de mort recule. La Justice internationale progresse. Mais il reste tant à faire et aujourd’hui, comme il y a quarante ans, c’est notre devoir de chrétiens de refuser ces châtiments… C’est notre devoir d’êtres humains de refuser l’indignité… en poursuivant l’œuvre d’Hélène Engel et Édith du Tertre, ces deux femmes qui ont créé l’ACAT (extrait de la Lettre de juin 2014).

Une réussite parmi d’autres

Gravement malade, Steven Barillet a vu son état de santé se détériorer depuis son incarcération en septembre 2012. La pathologie dont il souffre lui impose un suivi médical dont il n’a pu bénéficier au cours de sa détention. Faute de soins appropriés, son avocat et ses proches redoutaient qu’il ne meure en prison. Malgré l’alerte donnée par un médecin en septembre 2013, Steven Barillet est resté plusieurs semaines sans recevoir les soins qui lui étaient indispensables. Ayant perdu beaucoup de poids, il était très affaibli. Alertée de sa situation par des adhérents, l’ACAT a diffusé, le 4 novembre, un Appel urgent en sa faveur. Le 25 novembre, à la suite d’un recours de justice effectué par son avocat, Steven Barillet a obtenu une suspension de peine de six mois pour raisons médicales et a été hospitalité à Paris. Son avocat explique « qu’après de examens médicaux poussés, le tribunal de l’application des peines a reconnu que se conditions d’incarcération sont incompatibles avec sa maladie, dont elles accélèrent considérablement le processus » (ABOLITION, ACAT France, la Lettre des chrétiens engagés pour les droits de l’homme, n°17, mai, juin, juillet 2014).

La correspondance

L’ACAT agit principalement par l’envoi de milliers de lettres auprès des gouvernants et autres responsables de justice. Cette correspondance massive ne constitue pas seulement une protestation. La plupart du temps, les lettres demandent des éclaircissements sur les conditions de détention de telle personne et insistent pour que les condamnés, quels que soient leurs torts, soient traités avec dignité. La torture est toujours dénoncée, qu’elle ait un caractère morale ou qu’elle soit physique. Dans un très grand nombre de cas, les responsables sont, d’une façon ou d’une autre, obligés de tenir compte de ces interventions.