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Vacances chrétiennes, vacances sans peines !

Dieu part-Il en vacances ?

Un temps de « vacances » est un temps de disponibilité, d’ouverture, de retrait – de retraite -, pour favoriser la nouveauté. Le Samedi, le Créateur s’est reculé pour que les créatures s’épanouissent. Les vacances du Seigneur sont également un temps qui lui appartient, comme son jour, le Dimanche. Pour les chrétiens, hommes liturgiques, Il ne sera pas absent de leurs joies et de leur compassion pour toutes les créatures.

La disponibilité des saints

La sagesse évangélique nous montre la beauté du lys des champs et de toutes les créatures. Nous rendrons grâce pour les paysages nouveaux, les personnes rencontrées, les cultures à découvrir. Nous nous réjouirons des bons moments passés ensemble, bénis par des temps de prière, louange et intercession pour le monde. Dans les villages et les villes traversés, nous trouverons des saints « en vacance » à invoquer.

La joie de Dieu

Pour les chrétiens, les vacances sont, non seulement le temps du plaisir et du repos, mais celui de la joie. La présence du Jeûne de la Mère de Dieu au mois d’août indique cet enjeu essentiel : acquérir la divine joie. Quelle joie d’être enfin libres les uns pour les autres – nos conjoints, nos enfants, nos amis, que nous voyons si peu pendant l’année… – et libres pour le Seigneur et son amour ! Le 6 du mois, la Transfiguration révèle la présence du Christ aimant en toute créature et en toute humanité. On y bénira les fruits de la terre et on dira, comme les Apôtres : « Seigneur, comme il est bon d’être ici ! » (Matthieu 17, 1-9), et on chantera : « Fais luire aussi sur nous, pécheurs, ta lumière éternelle ! »

La couronne de Pâques

« En ces journées d’août, où la nature atteint l’apogée de la beauté et devient elle-même, en quelque sorte, doxologie, espérance, signe d’un autre monde, dans cette lumière particulièrement festive, retentissent les paroles de cette prière : ‘Ni le tombeau, ni la mort n’ont pu retenir la Mère de Dieu, infatigable dans ses prières ; car elle est passée à la vie, celle qui est la Mère de la Vie’. La mort, cessant d’être mort, rayonne d’éternité et d’immortalité. La mort, non point séparation mais union, non pas tristesse mais joie, non pas défaite mais victoire… en ce jour de la Dormition de la Très-Pure Mère de Dieu, préfiguration et confirmation de l’aube déjà naissante du jour mystérieux » (Alexandre Schmemann, Vous tous qui avez soif).

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Acathiste à la très Sainte Mère de Dieu