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Monastères mérovingiens

Dans les villes –

« Des monastères complètent souvent le paysage urbain. Ainsi sainte Radegonde, l’épouse thuringienne de Clotaire, fonda-t-elle une importante communauté à Poitiers, vers 561. Elle se fit offrir par l’empereur Justin II une relique de la sainte Croix. Le poète Fortunat, originaire de l’Italie du Nord, confident de la sainte et évêque de Poitiers, composa alors le ‘Vexilla Regis’, hymne à la Croix encore chanté aujourd’hui par les croyants.

Dans les campagnes

D’autres monastères, comme ceux fondés au Vème siècle dans le Jura par saint Romain et saint Lupicien, étaient établis dans la solitude des campagnes. Certains ascètes vivaient en reclus, murés dans leurs cellules ou isolés dans des ermitages écartés.Dans les Ardennes, l’un de ces ermites s’installa même un certain temps au sommet d’une colonne, selon l’exemple des stylites orientaux.

Saint Colomban

Vers 575, un moine irlandais, saint Colomban, arriva en Gaule, se fixa à Annegray en Haute-Saône, puis fonda les monastères de Luxeuil et de Fontaine. Chassé par Brunehaut, il gagna ensuite le royaume de Neustrie où il bénit au passage le jeune saint Ouen, futur évêque de Rouen, et son frère Adon sur les terres duquel fut construite l’abbaye de Jouarre (Seine-et-Marne).

Au VIIème siècle, les fondations se multiplient, dues aux libéralités de la famille royale et des grands, telles Chelles, Corbie, Fontenelle (devenue Saint-Wandrille), Jumièges, Moissac… ; près de 200 monastères furent ainsi érigés en Gaule selon les historiens.

Architecture

Les abbayes du Haut Moyen Age comptaient généralement plusieurs églises et oratoires comme les trois sancturaires Saint-Paul, Notre-Dame et Sainte-Gertrude dont les fondations ont été partiellement mises au jour à Nivelles en Belgique. C’est hors de Gaule, à Jarrow (Angleterre), qu’a été conduite la meilleure fouille de monastère d’époque mérovingienne ; un des sanctuaires y livra même des vestiges de vitraux dont les verres colorés dessinaient de saints personnages »

(Françoise Vallet : « De Clovis à Dagobert : les Mérovingiens ». Découvertes Gallimard, Réunion des Musées nationaux, Gallimard, Paris, 1995, p. 123.)

> sainte Radegonde