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La fête des Rameaux au 4ème siècle à Jérusalem

20160424_182622_12« Ainsi donc, à la 7ème heure, tout le peuple monte au mont des Oliviers, c’est-à-dire à l’Éléona, à l’église, et l’évêque également ; on dit des hymnes et des antiennes appropriées au jour et au lieu, et des lectures pareillement.

Quand on approche de la 9ème heure, on se rend au chant des hymnes à l’Imbomon, c’est-à-dire à l’endroit d’où le Seigneur est monté aux cieux et là on s’assoit. Tout le peuple toujours, en présence de l’évêque, est invité à s’asseoir, il n’y a que les diacres qui restent toujours debout. On dit encore là des hymnes et des antiennes appropriées au lieu et au jour ; et de même des lectures qu’on intercale et des prières.

Et quand approche la 11ème heure (5 h.), on lit le passage de l’Évangile où les enfants avec des rameaux et des palmes accoururent au-devant du Seigneur, en disant : ‘Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !’ Et aussitôt l’évêque se lève avec tout le peuple et alors, du mont des Oliviers, on vient, tout le monde à pied. Tout le peuple marche devant l’évêque au chant des hymnes et des antiennes, répondant toujours : ‘Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !’

Les enfants

Tous les petits enfants du pays, jusqu’à ceux qui ne peuvent pas marcher parce qu’ils sont trop jeunes, et que leurs parents portent à leur cou, tous tiennent des rameaux, les uns de palmiers, d’autres d’oliviers ; et ainsi on escorte l’évêque à la manière dont le Seigneur a été escorté ce jour-là. Du haut de la montagne jusqu’à la ville, et de là jusqu’à l’Anastasis en traversant toute la ville, tout le monde fait tout le chemin à pied, même les dames, même les hauts personnages, tous escortent l’évêque en disant le répons ; on va ainsi, tout doucement, tout doucement, pour ne pas fatiguer la foule et le soir est déjà venu quand on arrive à l’Anastasis. Arrivé là, bien qu’il soit tard, on fait pourtant le lucernaire, puis encore une prière à la Croix et on renvoie le peuple »

(Ethérie/Egérie, Journal de voyage, Sources Chrétiennes n°296, Paris 2002)