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Ateliers de parentalité

La bienveillancelogo-l-atelier-des-parents

Nous avons reçu dans la Paroisse Marie Alphonsi, Coach en développement personnel/professionnel et parental, et Gaëtane Vitoux – Conseil en développement pour les jeunes entreprises. Elles ont fondé à Louveciennes l’association « L’élan du cœur » et proposent des ateliers de parentalité qui s’adressent à toute personne en contact avec les enfants, en non seulement les parents. L’objectif de ce travail est de parvenir à échanger différemment avec les enfants. On parle de « Communication bienveillante » ou de « communication non-violente » : selon Marshall Rosenberg, « la colère est l’expression tragique d’un besoin non satisfait ». Comment dire les choses autrement ? – la première étape consiste à désapprendre pour « reprogrammer » son comportement, acquérir une écoute véritable.  Et ça fonctionne ! On apaise les sentiments et on se retrouve.  La médiation permet de restaurer l’harmonie en famille. Avec son mari, éducateur chez Montessori, Gaëtane, qui accompagne également les jeunes entrepreneurs dans leurs activités professionnelles, témoigne qu’il y a un « avant » et un « après » ces ateliers. L’objectif de l’association est de transmettre, de passer le relai aux parents.

Familles en détresse

Comment aider l’enfant à sortir de son cocon, à ouvrir ses ailes ?  Les familles sont souvent démunies. Psychologues, conseils à l’entourage, tendent à aider… Dans cette société de performance, l’inquiétude ronge la relation entre parents et enfants.  Face à l’avalanche des médias on peut convenir de règles ensemble, fixer un cadre, négocier, tenir le cadre, le faire respecter.  En cas de conflit, on peut proposer deux options pour que l’enfant ait un espace. On ne va trouver toutes les solutions par écrit : l’éducation est beaucoup affaire de ressenti. La prise de conscience de nos conditionnements se fait mieux en atelier qu’à la lecture d’un livre. La tête engendre des décisions et les jambes l’action. Mais le cœur porte le ressenti et les besoins (amour, reconnaissance). La communication non-violente prend en compte tous les plans. On peut exprimer une demande en prenant soin de soi et d’autrui. « On n’a pas le temps », dit-on… Demandons-nous : Quelles sont les priorités ?… On ne peut pas tout travailler en même temps. Quelle est la bataille prioritaire ? Il faut nommer les réalités, oser parler de soi, s’apaiser, s’assurer que le message a été transmis. On apprend à parler de soi et de son ressenti pour toucher les enfants – à parler avec son cœur.

Méthode

Dans ces ateliers on donne des outils pour transformer le mode de communication : on utilise plutôt le « je » que le « tu ». On propose des références de lecture : Isabelle Filliozat (courant de « communication positive »), Sophie Benkemoun  et Nadège Larcher qui ont créé des ateliers de parentalité en relation à partir de l’expérience de « communication efficace » au Canada. L’atelier de Louveciennes propose des séances de deux heures par semaine ou tous les quinze jours. On y pratique des jeux de rôles autour d’une thématique, par exemple la punition, et on parle de ce qu’on ressent. On suggère des objectifs, sans juger. On apprend à simplement constater, sans critique, et à accepter que les enfants aient les mêmes exigences que les parents quand ils se trouvent avec eux. Cinq ou six clés sont données pour chaque thématique. Les groupes sont constitués de huit à dix personnes au maximum. Chacun profite des conseils donnés à l’intérieur du groupe. Il est conseillé d’utiliser ensuite « sur le terrain » tous les outils pour voir ce qui marche ou ne marche pas. Les parents apprennent à être créatifs, à être patients…  L’important est d’essayer, de faire confiance. On note dans un « Cahier de parentalité » ce qui fonctionne ou pas, pour en parler à la prochaine séance. L’idéal est que les deux parents participent. Mais il y a des améliorations même si seul l’un des deux conjoints participe à l’atelier. En général l’autre en ressent très vite l’efficacité.

Le « vivre ensemble » dans une maison implique le respect mutuel. Les parents donnent l’exemple.

Apprendre à être parents

Dans les ateliers de parentalité, on apprend à sortir des idées acquises : ce n’est pas parce que je suis parent que je sais y faire ! Le métier de parent est le seul qu’on n’apprend pas et qu’on pourrait justement apprendre ! On se donne l’autorisation d’être un « apprenti parent ». Des ateliers pour les futurs parents (préparation au mariage) peuvent être organisés. Mais, dans une famille déjà constituée, l’enfant quelquefois souffre d’une situation mal équilibrée. Marie et Gaëtane ne sont pas thérapeutes ; elles sont plutôt accompagnatrices. Leur objectif est de rendre la vie plus facile au quotidien, pour mieux se comprendre, se parler, gagner en énergie : cela aide les parents à communiquer autrement. Face à un comportement problématique de l’enfant, on peut, par exemple, chercher la source de la colère de l’enfant. Il est un art de prendre son temps dans la relation à autrui. Il faut « ralentir », pour utiliser des clés de communication, des outils qui s’appuient beaucoup sur le langage.

 

Note : les formations durent 12h30. Il est souhaitable d’espacer les thèmes pour s’approprier les outils. Mais Marie et Gaëtane s’adaptent à la demande. Tarifs : 12h30 180 € ou 320 pour deux personnes. Plus séance de révision. Et le livret d’exercice de 14€.