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Les chrétiens parlent toujours du « salut ». Qu’est-ce que cela veut dire ?

Le Salut, notion universelle

La notion de « salut » est commune à beaucoup de traditions religieuses.

Particulièrement importante dans la Bible et dans l’Eglise chrétienne, elle répond à l’angoisse de l’être humain devant la violence et devant la mort.

Ainsi, le croyant biblique, par exemple dans les Psaumes, invoque fréquemment son Dieu, le Seigneur, en le suppliant de le sauver, lui et les siens, pour échapper aux ennemis de son peuple ou aux siens.

Echapper au mal sous toutes ses formes

Le salut ne concerne pas seulement les ennemis (autres hommes, bêtes féroces, terribles cataclysmes.

Le croyant prie également pour être sauvé du mal moral, qu’il constate autour de lui, ou même, plus profondément, à l’intérieur de son propre coeur.

Ce que la Bible et l’Eglise appellent le « péché » est un mal caractérisé par la distance creusée entre le croyant et Dieu, la source de toute bonté, de tout bien et de toute sagesse.

De cette séparation, mortelle pour l’âme, le croyant demande à échapper.

Le salut et la vie éternelle

Le salut n’est pas seulement un concept négatif.

Il se définit comme participation à la vie de Dieu sous toutes ses formes accessibles à la créature.

Il désigne la vie éternelle, la béatitude des saints, la participation à l’exultation des anges.

C’est le bonheur en Dieu, la communion infinie avec lui et avec tous les humains, et même avec les créatures.

Le salut concerne l’entière création

L’être humain est préoccupé également par le fait que toute créature, visible ou invisible, douée ou non de raison, puisse être sauvée (patriarche Ignace, Sauver la création).

Le salut de la création toute entière ne consiste pas seulement à la préserver des maux écologiques que lui infligent les humains dans leur rapacité égoïste ; pour les saints, il est dans le fait qu’aucune créature ne soit anéantie ; que toute créature puisse jouir à la fin de l’Histoire d’un projet de vie.

Les saints chrétiens ont contemplé ainsi la possibilité de la transfiguration ultime de la création, comme en témoignent nombre d’icônes orthodoxes.