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2ème dimanche de Carême

Christ Raised BorderJésus est Seigneur

Le message essentiel qui nous est donné aujourd’hui par le Saint-Esprit, à travers la lettre de l’apôtre Paul (Hébreux 1, 10-14, 2, 1-3) et le saint Évangile (Marc 2, 1-12), concerne la seigneurie de Jésus. Jésus est Seigneur. Le Père s’adresse à lui en ces termes : « C’est Toi, Seigneur, qui dans le principe a fondé la terre, et le ciel est l’œuvre de tes mains. » Et Il lui dit encore : « Viens siéger à ma droite, jusqu’à ce que Je mette tes ennemis comme un escabeau sous tes pieds. » C’est le Père céleste Lui-même qui désigne Jésus comme Seigneur, qui lui donne ce Nom divin et qui lui donne place à sa droite, c’est-à-dire l’égalité avec lui. Le message de ce jour est donc la seigneurie et la divinité de Jésus, « un seul Seigneur Jésus Christ, Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles, Lumière de Lumière, vrai Dieu de vrai Dieu ! »

Le catéchuménat

L’Esprit-Saint veut nous renouveler dans la foi de notre baptême ; il s’adresse également  aux catéchumènes, c’est-à-dire à ceux qui, au cours du saint et grand Carême de Pâques, se préparent à l’« illumination » : le baptême, l’onction et l’eucharistie en la sainte nuit pascale… Retrouvons, nous aussi, une mentalité de catéchumène ; renouvelons-nous dans la glorification de Jésus comme vrai Dieu et vrai Homme. Et, à cette fin, comme les catéchumènes, écoutons comme sa puissance divine se manifeste dans la guérison du paralysé.

La puissance divine

Celui qui « dans le principe a fondé le ciel et la terre » avec le Père et l’Esprit, et dont « le ciel est l’œuvre de ses mains », manifeste sa puissance divine et créatrice en guérissant d’une seule parole celui qui gisait dans la paralysie. Et Celui qui manifeste une telle puissance sur la création est bien Seigneur, Adonaï, puisqu’ Il remet les péchés. « Seul Dieu peut remettre les péchés », disent avec raison les maîtres de la Loi ; Jésus manifeste donc sa divinité, son égalité avec le Père et l’Esprit en faisant ce grand miracle : Il pardonne ! Quelquefois, nous oublions que le Seigneur fait de grands miracles dans son Eglise et dans son monde. Nous ne voyons pas toujours les guérisons corporelles qu’Il accomplit comme Créateur du ciel et de la terre par la main des médecins de bonne foi, ou même directement, par sa seule puissance. Et nous oublions ces grands miracles qu’Il accomplit chaque fois que nous nous présentons devant lui et qu’Il nous pardonne les péchés que nous avons commis. Nous ne pensons pas toujours que notre vie est ainsi le lieu du miracle, le lieu de la grande et miséricordieuse « théophanie » – manifestation divine -, guérison de notre âme et, par elle, de notre corps et de toute notre vie.

Absolution et onction

En temps de Carême, s’il est infiniment bénéfique de confesser souvent ses péchés pour recevoir précisément l’absolution et le pardon, il est infiniment miraculeux de recevoir également l’onction des malades. Les deux sacrements sont complémentaires : par l’absolution, la guérison de l’âme se communique au corps ; par l’onction, la purification du corps se communique à l’âme. Et alors, quand nous recevons dans notre corps et notre âme la sainte eucharistie, le Corps et le Sang précieux du Seigneur, saints Dons remplis de la présence personnelle et palpable du Saint-Esprit, le grand miracle est que nous sommes greffés au Père ! Guéris du péché et de toutes les souillures qui nous séparaient de lui, nous sommes affiliés à lui, fils dans le Fils par l’Esprit de ce même Père. Jamais, effectivement, l’humanité « n’avait rien vu de pareil ! » Gloire à toi, notre Dieu, gloire à toi !