Imprimer cet article Imprimer cet article

La pêche miraculeuse : Luc 5, 1-11

L’appel de Jésus Christ –peche-miraculeuse

En ce deuxième dimanche après la Croix, nous entendons à nouveau, comme un refrain, comme ces slogans répétés dans les grandes surfaces, l’appel à tout laisser pour Jésus. « Qu’il me suive ! », dit Celui-ci de son disciple ; « suis-moi ! », lui dit-Il. Nous entendons que les disciples « laissèrent tout et suivirent Jésus ». N’avons-nous jamais senti dans notre cœur cet appel ? Tellement envie d’être disciple de Jésus, de vivre comme lui et avec lui ! Cet appel n’est pas extérieur ; c’est un désir de notre cœur, une évidence intérieure que là est la vraie vie, là est le sens de notre vie, le bonheur, la paix, la certitude et surtout la douceur de l’amour. Moi aussi, je veux être chrétien, disaient certains païens en voyant combien les chrétiens sont heureux et même en voyant la joie des martyrs. Moi aussi je veux être disciple, je veux faire partie du cercle des amis du Seigneur. Je veux le suivre pour être avec lui tous les jours de ma vie.

Jésus n’est pas n’importe quel maître

Mais on ne se met pas à l’école de Jésus comme de n’importe quel gourou. Jésus enseigne ; Il est venu pour enseigner, parce qu’Il est le Verbe divin, la Parole en personne : or, une parole parle, elle enseigne. Jésus est Maître, Rabbi, Enseigneur ; Il apprend aux hommes la volonté du Père ; Il leur met dans la bouche une bouchée du pain suressentiel et quotidien de la parole du Père ; Il fait de leur oreille une bouche pour manger et boire ses propres paroles. Aucun homme, aucun prophète, aucun gourou, aucun rabbin, aucun prophète même, n’a jamais parlé comme Il parle, car Il parle avec la puissance de l’Esprit qui l’habite. Il parle en paroles et Il Parle par des actes, Il multiplie les poissons de la mer ou Il calme celle-ci d’un seul mot. Aucun thaumaturge, aucun magicien n’a jamais fait les actes que Jésus fait. Suivre Jésus, ce n’est pas suivre n’importe quel philosophe, n’importe quel prophète, n’importe quel grand initié, n’importe quel savant des choses de la terre, de l’air, du feu ou de l’eau ; ce n’est pas non plus suivre n’importe quel leader charismatique, agitateur politique, messie ou meneur des foules.

La stupéfaction et la crainte

Toutes les sciences, tous les pouvoirs, toutes les doctrines, tous les dons, toutes les théologies, tous les commentaires et les exégèses des grandes écoles juives, grecques ou chrétiennes – tout cela, comme le soleil lui-même, pâlit devant la Personne même du Verbe qui, avec le Père et l’Esprit, créa le ciel et la terre et tout ce qu’ils contiennent. Renversante, stupéfiante est sa seule présence ; bouleversant, un mot de sa divine bouche. Les disciples « étaient dans la stupeur », saisis, sans voix devant la Parole créatrice ; tout petits, devant la puissance de la Sagesse ; incurablement souillés devant la sainteté du trois fois Saint : « éloigne-toi de moi, pécheur ! » ; ne me touche pas, Toi qui es pur ! Avons-nous jamais éprouvé la crainte de Dieu ? « Saint Dieu ! Saint Fort ! Saint Immortel ! Aie pitié de moi, pécheur ! » – rassure-toi, prononce Jésus dans le secret de notre cœur ; suis-moi, sois mon disciple, donne-moi ton cœur et tu feras les œuvres que Je fais !

(Radio Notre-Dame, dimanche 25 septembre 2016)