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Évangile du dimanche avant la Croix : Jean 3, 13-17 et Matthieu 19, 16-26

Espérance et joie –

Aujourd’hui, nous avons entendu deux passages du saint Évangile : le douzième dimanche après la Pentecôte est celui qui précède l’Exaltation de la sainte et vivifiante Croix. C’est également la clôture de la Nativité de la Mère de Dieu. Le message qui nous est adressé nous remplit d’espérance et de joie, et nous console de toutes les épreuves du temps présent. Nous vivons une époque troublée. Nos jeunes ressentent avec angoisse l’incertitude et la fragilité de notre civilisation. La société civile vacille, notre constitution politique est dépassée par les évènements. Mais, nous sommes chrétiens. Nous croyons que Dieu est présent dans ce monde, qu’Il souffre dans la souffrance du plus petit d’entre nous, qu’Il est glorifié dans les nombreux saints présents dans nos communautés et dans l’Église tout entière, et qu’Il se glorifie également en tous les justes qui ne le connaissent pas encore, en tous ces chrétiens qui s’ignorent et qui sauvent notre société de l’absurdité.

La consolation

Le Verbe nous parle à travers l’icône de sa Mère très pure, à travers l’exemple de ce jeune appelé à la perfection et à travers sa propre parole de consolation : qui croit en lui, au lieu d’être détruit par les épreuves, a déjà la vie éternelle ! Cette parole est démontrée par la Mère de Dieu : elle a cru en son Fils et son Dieu et, comme nous l’avons célébré en sa Dormition, elle est entrée dans la vie éternelle avec lui. Cette parole est adressée au jeune, venu interroger le Bon Maître, et elle est adressée à chacun d’entre nous : comme Il le dit Lui-même, le Fils est venu dans le monde, non pour juger, mais pour sauver. Soyons-en sûr : en son deuxième avènement, quand Il vient en gloire juger le monde, son but reste, non la destruction, mais le Salut.

Dieu veut sauver

Le jugement de Dieu n’est pas une condamnation : il est un discernement et le dévoilement de tout ce qui est demeuré jusqu’alors caché. Tous les mensonges, qu’ils soient politiques ou personnels, seront dénoncés, afin que tous puissent être sauvés. L’espérance qui nous est donnée est que nous pouvons connaître la perfection de notre être, ce qu’on appelle la sainteté ou la déification ; nous pouvons connaître la vie éternelle, qui est la joie indicible de ceux qui ont part à l’amour du Père, en fonction de notre réponse. Notre joie dépend, non seulement du Seigneur qui nous l’offre, mais de nous-mêmes. La Vierge Mère de Dieu nous donne l’exemple d’une telle réponse ; le jeune de l’évangile de ce jour nous montre que nous avons la liberté de remettre à plus tard la réponse. Le salut est possible, par la coopération de ce qui est « de la part de l’homme » et de ce qui est « de la part de Dieu ». Il est possible dans notre réponse enthousiaste et pleine de foi.

(a.p. M.-A. Radio Notre-Dame, « Lumière de l’Orthodoxie », dimanche 12 septembre 2021)