Imprimer cet article Imprimer cet article

Évangile du 4ème dimanche de Carême : Marc 9, 17-32 (saint Jean Climaque)

Le catéchuménat –

N’oublions jamais que le temps du Carême est une période catéchuménale. L’Église se prépare aux grandes célébrations baptismales de Pâques. Le pardon, la confession de la Foi, l’absolution des péchés, le courage de suivre le Fils de Dieu sont des thèmes de la catéchèse des adultes. Le récit d’exorcisme de ce dimanche éclaire les prières qui précèdent immédiatement le baptême. Ayons conscience que les lectures sont adressées principalement à ceux qui se préparent au saint baptême, ces catéchumènes pour lesquels nous prions, surtout dans l’office des Dons présanctifiés. Bien entendu, ces messages s’adressent également à nous qui voulons renouveler la grâce baptismale dans notre propre cœur et notre vie tout entière.

L’exorcisme

« Le jeûne et la prière », enseigne le Christ, sont la base de l’exorcisme. Par le jeûne et la prière, liés, il  va sans dire, à la foi, le démon sera expulsé de notre âme et du monde qui nous entoure. Tout ce que nous faisons pour nous-mêmes, nous le faisons pour les autres et pour le monde et pour la création tout entière. Le mal dont souffre le monde n’a pas de cause matérielle, économique ou biologique : il a principalement son origine dans un principe spirituel, une existence angélique dissidente, celle du Malin et de toutes ses cohortes. Dans le Notre-Père, nous disons bien : « délivre-nous du Malin ! », de quelqu’un, d’un esprit pervers et malfaisant.

Le combat spirituel

Celui-ci inspire, sans toutefois les déterminer, les pensées, les paroles et les actes nuisible à nous-mêmes, à autrui et à toutes les créatures. Le Carême est le temps du combat spirituel, enseigné par saint Jean Climaque dont nous faisons mémoire en ce dimanche, ainsi que l’apôtre Paul et tous les grands maîtres spirituels. Ce combat invisible consiste à ratifier les engagements baptismaux. Après les exorcismes, le catéchumène affirme renoncer à Satan et se joindre au Christ. Toute notre vie est là : tous les jours, dire Non aux sollicitations mortifères de l’Ennemi, et Oui aux propositions de vie que nous apportent les anges de Dieu. Oui et Non : tout le Salut tient en ces petits mots de trois lettres. Tel est le message adressé aux catéchumènes et à ceux qui sont déjà baptisés : nous pouvons utiliser notre liberté pour adhérer au Christ et à tout son projet de vie nouvelle et éternelle pour nous ; nous pouvons choisir la vraie vie, la connaissance, l’intelligence, la joie et l’épanouissement de notre être.

Le Salut

Nous pouvons être immergés ou nous immerger tous les jours spirituellement dans le Christ, afin de vivre « en » lui. Il dépend de l’homme d’être sauvé. Et, en même temps, cela ne dépend pas que de nous : le Salut est un don pur et gratuit, qui ne peut être causé ou déterminé par quoi que ce soit, ni par nos vertus, ni par nos péchés : il est la libre réponse du Sauveur ; le don que nous fait le Christ, comme le montre l’épisode de ce jour, de la santé et du Salut.

(Radio Notre-Dame. Lumière de l’Orthodoxie 18 mars 2018)