Imprimer cet article Imprimer cet article

Le 24 septembre, mémoire de saint Silouane de l’Athos

Selon son disciple, l’archimandrite Sophrony,

« Il n’était guère lettré ; dans son enfance, il avait fréquenté l’école de son village pendant ‘deux hivers’ seulement. Pourtant, à force de lire et d’entendre à l’église la sainte Écriture et les œuvres importantes des saints Pères, il s’était beaucoup développé et donnait l’impression d’une personne bien familiarisée avec les écrits monastiques. De nature, il avait une intelligence éveillée, prompte à saisir ; d’autre part, une longue expérience de la lutte spirituelle et de la prière intérieure, des souffrances exceptionnelles et aussi d’exceptionnelles touches de la grâce de Dieu, lui avaient communiqué une sagesse et une perspicacité surhumaines…

Une noblesse spirituelle

La conduite extérieure du Starets était empreinte de simplicité, et en même temps il y avait en lui une authentique noblesse intérieure ou, si l’on veut, une aristocratie dans le meilleur sens du mot. A son contact, dans les circonstances les plus diverses, l’homme à l’intuition la plus fine n’aurait pu déceler en lui le moindre mouvement grossier du cœur : repoussement, manque d’estime ou d’attention, affectation ou autres attitudes de ce genre. C’était, en vérité, un homme noble, comme seul un vrai chrétien peut l’être…

L’amour du Christ

‘Le Seigneur aime tous les hommes et a pitié d’eux’, disait le Starets. Il ne se contentait pas de le dire seulement, mais, rempli de l’Esprit du Christ, il avait, lui aussi, un amour compatissant pour tous. Au spectacle de la vie qui l’entourait, en se souvenant de son propre passé et grâce à sa profonde expérience personnelle, il vivait la souffrance des hommes, du monde entier, et sa prière n’avait pas de fin. S’oubliant lui-même, il offrait sa grande prière pour le monde entier. Sa compassion pour le peuple lui faisait désirer souffrir pour lui ; il était prêt à verser son sang pour la paix et le salut des hommes, et il le versait dans ses prières…

La connaissance de Dieu

Le Starets avait une pensée très personnelle : ne peut chercher Dieu que celui qui l’a déjà connu et l’a ensuite perdu. Il estimait que toute quête de Dieu était précédée par une certaine expérience de Dieu. Il disait : ‘Comment chercherais-tu ce que tu n’as pas perdu ? Comment peux-tu chercher ce que tu ne connais d’aucune manière ? Mais l’âme connaît le Seigneur, et c’est pourquoi elle le cherche.’ » (A. Sophrony, Starets Silouane. Moine du Mont-Athos)