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L’Icône et le culte

L’icône, à l’égal des Écritures Saintes, est étroitement liée au culte –

Toute prière se fait devant Dieu. Les saintes icônes attestent la présence du Seigneur Jésus Christ, celle de la Mère de Dieu et de tous les saints. D’autres icônes célèbrent également des fêtes mobiles, comme Pâque et son cycle, ou fixes comme Noël, l’Annonciation…. L’Icône transcrit principalement le contenu du récit évangélique, alors que les évènements prophétiques sont traduits plutôt par les fresques, les peintures murales ou les bas-reliefs. Elle exprime le témoignage oculaire des martyrs et des saints.

Omniprésence de l’Icône dans la vie de prière

Même dans le culte domestique, l’Icône a sa place sur l’autel de la maison pour la prière personnelle et familiale. On y trouvera par exemple l’icône du saint patron, de l’ange gardien, ou bien d’autres. Dans la prière de l’enfant, l’icône qu’il aura lui-même reçu à sa naissance, tient une place indispensable ; il en est de même de la place de l’icône et de la prière au travail…

L’icône participe au rite domestique, avec l’offrande de la lumière (veilleuse) et de l’encens. Sa présence est indissociable de celle du saint Évangile et de la sainte Croix. Ceci apparaît dès l’office de bénédiction de la maison, lors de l’installation de l’icône dans le foyer.

À l’église, l’icône figure également sur les objets du culte : le calice, la Croix elle-même, les vêtements liturgiques, les pains d’offrande (« prosphores » portant l’icône de la Mère de Dieu ou d’un saint). Dans les églises et les chapelles, elle est associée au lieu de culte et à son architecture. L’iconostase porte les icônes du Christ, de la Mère de Dieu, des saints et de fêtes liturgiques ; sur les murs, les fresques figurent les épisodes de l’Ancien et du Nouveau Testament, les prophètes et les saints de tous les temps. L’ensemble architectural et iconographique atteste la participation à la liturgie plénière de l’Église totale, céleste et terrestre.

Il y a à cela une raison dogmatique : la confession de l’Incarnation divine et de sa permanence, et la fidélité au dernier concile œcuménique (787) qui, après la crise iconoclaste, a rappelé le caractère traditionnel de la vénération de l’Icône, de l’Évangile et de la Croix.

L’architecture du lieu est elle-même conçue en fonction de la célébration qui s’y déroule et de tout un programme d’images. Ce lien entre l’architecture, l’icône et le culte s’illustre par les exemples qui suivent.

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