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Je prie aussi bien chez moi…

La célébration –

Les baptisés sont des célébrants ; ils appartiennent au peuple sacerdotal de Dieu ; ils sont consacrés par le saint baptême, l’onction chrismale, et principalement par la vraie foi, à invoquer le saint Nom du Seigneur, pour leur propre salut et pour celui du monde entier. Bien entendu, la prière solitaire, à la maison, ou dans le secret de sa chambre (Mat 6, 6), est indispensable : comme l’action caritative, elle prépare la célébration et en découle. Elle est elle-même de caractère sacerdotal, car celui qui prie dans la solitude offre le meilleur de lui-même en sacrifice agréable à Dieu (saint Cyrille d’Alexandrie). Toutefois, une personne ne peut pas se considérer comme vraiment chrétienne si elle ne participe pas à la prière communautaire, celle du Corps même du Christ – prière qui aboutit, de façon ultime, à la communion eucharistique à ce même Corps très pur et au Sang très précieux qui l’irrigue.

Prière communautaire

“Si tu t’accoutumes à prier avec ferveur, tu n’auras pas besoin d’être instruit par les autres serviteurs de Dieu, qui Lui-même éclairera ton esprit sans intermédiaire.”

Si la prière d’un seul a une telle puissance, combien plus efficace encore est la prière qui se fait avec la foule ! Car l’énergie et l’assurance de celle-ci sont bien plus grandes que celles de la prière faite chez soi en particulier. Comment le savons-nous ? Écoute Paul (2 Co 1, 10-11) […]. C’est ainsi également que Pierre s’échappa de sa prison : “Car l’Église ne cessait d’adresser pour lui des prières à Dieu” (Act 12, 5). Si la prière de l’Église a été si utile à Pierre et a fait sortir de prison cette ‘colonne’, comment toi, dis-moi, en méprises-tu l’efficacité, et comment pourras-tu justifier ton attitude ?

Prière des anges

Écoute Dieu lui-même affirmant qu’Il se laisse fléchir quand la foule l’invoque avec amour (Jonas 4, 10-11) […] pour que tu apprennes que la prière où s’unissent beaucoup de voix a une grande puissance […]. Non seulement les hommes font entendre ces clameurs redoutables et sacrées, mais les anges en même temps se jettent aux pieds du Seigneur et les archanges le prient : ce moment est favorable à leur combat, car l’oblation est là pour les aider. […] Les anges à ce moment-là, en présentant […] le corps même du Seigneur, invoquent le Seigneur pour la nature humaine, disant à peu près : Nous te prions pour ceux-ci, que Toi-même as jugés si dignes de ton amour que Tu as donné ta propre vie ; pour eux nous répandons nos supplications, de même que Toi, pour eux, Tu as répandu ton sang ; nous t’invoquons pour eux, en faveur de qui Tu as offert en sacrifice ton corps que voici » (saint Jean Chrysostome, 3ème homélie sur l’incompréhensibilité de Dieu).

Les anges, les saints, avec la Mère de Dieu et tous les croyants, sous la tête du Christ et formant son corps, accomplissent alors par le saint Esprit la plus haute action unitaire, et la personne humaine y trouve sa plus haute dignité.