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Est-il possible de pratiquer la prière de Jésus de manière communautaire ?

Une tradition monastiqueBénédiction des couronnes

Dans les ermitages, un ancien et quelques disciples récitent la prière de Jésus avec le chapelet. En Roumanie, le bienheureux Georges de Cernica a laissé un office construit pour cette forme de prière. Et en Angleterre, au monastère Saint-Jean-Baptiste, c’est une véritable école de la Prière qui s’est développée par le saint Esprit, à partir de la paternité de l’archimandrite Sophrony. Beaucoup de fidèles vont y apprendre la sainte invocation.

En paroisse

Avec l’accompagnement spirituel de leur prêtre les fidèles se réunissent, à l’église ou à la maison, pour dire ensemble, à tour de rôle, plusieurs chapelets : « Seigneur Jésus-Christ Fils de Dieu aie pitié de nous ! », « Très-sainte Mère de Dieu sauve-nous ! », « Saint N… prie Dieu pour nous ! ». En communauté, on dit, non pas « aie pitié de moi, pécheur », mais « aie pitié de nous », parce que le péché est d’abord une réalité personnelle. Après ces chapelets de 100 ou de 50 grains, on dit un chapelet d’intercession : « Seigneur Jésus Christ notre Dieu aie pitié de tes serviteurs N… », pour les vivants et pour les défunts.

Les conditions

La foi, et la vraie foi, est indispensable : la première partie de la Prière est une confession de foi, un mini credo ; le nom de Mère de Dieu a une profondeur dogmatique. Indispensables également, le lien avec la communauté ecclésiale, la participation aux sacrements, notamment l’eucharistie, la pratique des offices généraux comme vêpres, matines, le chapelet ne les remplaçant pas. Toutefois, dans l’impossibilité de participer aux services liturgiques et aux sacrements, la prière du Nom contient tout : communion au Christ Seigneur dans son Nom, intercession pour soi et pour le Salut du monde. Mais, dès que possible, il sera sage de confesser ses péchés et de célébrer la divine liturgie parce qu’un chrétien est fondamentalement un célébrant.

Les fruits

Une paroisse où un groupe de fidèles se réunit régulièrement pour dire ensemble la Prière sentira que les prières liturgiques sont prononcées avec plus de profondeur, plus d’attention, parce que la prière hésychaste « creuse le cœur » pour qu’y règne la Parole de Dieu. La prière intérieure prépare la prière liturgique. Surtout, la prière du cœur nous ouvre à l’humilité et nous purifie de tout esprit de domination, ce qui favorise infiniment la vie communautaire en paroisse comme au monastère. En famille même, le Seigneur accorde le renouvellement de la grâce du saint mariage et un approfondissement de l’amour à ceux qui peuvent se réunir pour prier ainsi.

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> Bibliographie :   La Voie hésychaste…