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Comment nous confesser ?

Se confesser souvent

La confession et la communion fréquentes sont un bien immense. Elles permettent d’approfondir indéfiniment tout ce qu’on a appris par le témoignage de l’Église, puisque l’on fait alors un chemin personnel, de conversion ininterrompue. La démarche eucharistique est l’approfondissement continuel de la vérité du Christ: c’est à cette vérité dogmatique et théologique que nous communions. En effet, le dogme de l’Église n’est pas une théorie ou une idéologie: il consiste essentiellement à annoncer des faits et des réalités invisibles ou visibles. Dans la confession, nous apprenons à coordonner ces faits, ces évènements du Salut, avec notre propre chemin personnel.

Comment faut-il s’y prendre ?

Nous devons confesser nos péchés, non seulement par obéissance au Christ qui dit “convertissez-vous car le Royaume est proche”, non seulement par peur ou par crainte de ne pas être sauvés, non seulement par habitude liée à la sociologie religieuse de notre pays, mais surtout par sincérité et par amour pour le Christ, pour la Mère de Dieu et pour tous les saints. En effet, le saint Esprit nous inspire de vouloir ne jamais être séparés d’eux, ni en cette vie ni dans l’autre. Or, le péché est ce qui nous sépare du Christ et de son Église. Or nous pouvons progresser, avec l’aide de Dieu, dans une vie de plus en plus pure : c’est pour cela que, constamment, dans les offices de l’Église orthodoxe, on demande à Dieu une soirée ou une journée “sans péché”.

L’office préparant la confession ?

Il est bon de l’utiliser, mais de tout son cœur et en pratiquant un certain jeûne, car la prière et le jeûne vont ensemble. Et, si vous demandez pardon à ceux que vous avez pu offenser, et s’ils vous pardonnent, vous avez déjà une assurance que Dieu vous pardonne. Toutefois la question importante est celle du repentir. Le pardon de Dieu est inconditionnel; mais nous sommes appelés au repentir, c’est-à-dire à la haine et à l’horreur du péché. Seulement le repentir nous permet de jouir du pardon que le Seigneur nous accorde toujours, mais que nous ne savons pas apprécier à sa juste et divine valeur. Tant que ce pardon ne nous donne pas des larmes de joie, c’est que nous n’avons pas le repentir; nous avons seulement le sentiment d’être en règle. Pour cette raison, nous sommes appelés à supplier le Seigneur de nous accorder la grâce d’un véritable repentir: par cette grâce, nous goûterons l’émerveillement d’être pardonnés, l’émerveillement devant la miséricorde totalement gratuite du Christ.

L’Évangile

L’archimandrite Sophrony recommandait également de lire l’évangile selon saint Mathieu dans ses chapitres 5 à 7 et de considérer notre propre vie au miroir de ces paroles. L’Esprit saint peut nous donner alors des larmes de pénitence en nous montrant combien nous sommes loin du Christ, inconscients, impénitents, indignes de notre baptême, indignes de son amour. Tant que nous nous croyons dignes de l’amour de Dieu, nous n’avons pas le repentir! Toutes les méthodes sont subordonnées à cela.

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