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Préparer Noël avec les enfants

La consécration du tempsBénédiction des couronnes

Quarante jours sont consacrés à Dieu et à la révélation qu’Il veut faire de lui-même : une période pour actualiser le meilleur de nous-mêmes et de nos enfants. Le carême de Noël, ou Avent, s’organise autour de la veille (vigilance à l’égard du péché, veille dans l’attente de la lumière divine), de l’émerveillement, de la générosité (exemples du Bon Samaritain, de saint Nicolas…). Nous apprenons à recevoir l’offrande que Dieu nous fait de lui-même, et à nous offrir nous-mêmes en don à lui et aux autres.

L’atmosphère familiale

Les enfants sont aidés par la joie qui règne à la maison. Des lumières sont allumées (couronnes de l’Avent, par exemple) devant les icônes domestiques, sur la table au moment des repas. Une couronne est placée à la porte de la maison ou de l’appartement pour désigner un foyer chrétien. On s’exerce au pardon mutuel, à l’hospitalité, à la prière pour ceux qui souffrent de pauvreté, de maladie ou de solitude. Éventuellement, on écrit une petite lettre à une personne que cela réjouira. On n’attend pas Noël pour faire plaisir aux autres et pour se réjouir les uns des autres en Dieu – « réjouissez-vous dans le Seigneur ! », dit saint Paul.

La sainte communion

C’est le moment d’approfondir l’expérience de la communion eucharistique. Les parents et les parrains ont la possibilité d’aider les enfants à confesser leurs péchés et à faire ainsi l’expérience de la miséricorde de Dieu. Pour cela, ils font eux-mêmes la démarche de se confesser, pour pouvoir parler d’expérience. L’expérience de la préparation familiale à  la confession et à la communion eucharistique est très gratifiante. Il est tellement bon d’être pardonné, de croire en toute confiance dans ce pardon et de le sentir ! La pédagogie religieuse repose sur l’art de se préparer, et de préparer ceux dont on est responsable, au bonheur en Dieu. Profitons d’un évènement familial, par exemple, une petite contrariété, un petit conflit, pour aller demander pardon au Christ présent dans son icône ; et, ensuite, accompagnons l’enfant à l’église pour qu’il y reçoive du même Christ l’absolution sacramentelle. Mais nous devons le faire pour nous-mêmes, car l’enfant n’est instruit que par l’exemple.

L’aumône

Il est facile et agréable d’avoir, près des icônes domestiques, une petite boîte dans laquelle, avec les enfants, nous mettons chaque jour une petite offrande : l’argent du chocolat qu’on n’a pas acheté ( !), une petite pièce que l’on préfère donner plutôt que de la garder pour soi, ou même le projet de préparer un don pour une personne ou une communauté à qui cela apportera un réconfort spécial. Nous mettons ainsi de côté pour les autres, nous thésaurisons, mais pour Dieu, car c’est au Christ que, dans chaque personne, nous ferons, avec nos enfants, cette offrande. Celle-ci peut, du reste, être convertie en pain, en huile, en vin, en fleurs, que nous apporterons à l’église ; ou bien elle pourra tout simplement être mise dans la corbeille paroissiale.

La prière

C’est un beau moment. L’enfant y éprouve du calme, de l’amour, la présence du Christ, de la Mère de Dieu et des autres saints. Elle n’a  pas besoin d’être bien longue. Elle doit surtout être sincère, soutenue par la beauté. La prière avec les enfants est enrichie par la lecture quotidienne d’un petit passage de la parole de Dieu. À tour de rôle, parents, parrains et enfants peuvent lire quelques lignes du saint Évangile. L’abstinence de ce temps et l’expérience que l’enfant peut faire d’un certain jeûne sont faites pour que l’on se nourrisse davantage du Christ. Comment le fait-on ? Par la prière en son Nom ; par l’écoute de sa parole ; par l’amour du prochain (on communie à l’amour du Christ pour l’homme) ; et, surtout, par la communion eucharistique bien préparée.